Histoire
Arrosée par trois rivières, dont le Beuve, la commune de Brouqueyran est un site remarquable qui connaît une occupation continue depuis le début du Moyen Âge.

En 1763, l'abbé Expilly présente le village ainsi :
« Brouqueyran, dans le Condomois en Gascogne, Diocèse & Election de Condom, Parlement & Intendance de Bordeaux, Jurisdiction de la Prévôté de Condom. On y compte 56 feux. Cette Paroisse est située dans une contrée assez fertile, principalement en grains. »
À la Révolution, la paroisse Saint-Pierre de Brouqueyran forme la commune de Brouqueyran.
L'église Saint-Pierre-ès-Liens
L’église dédiée à saint Pierre ès liens est reliée au château par une allée traversant une garenne de chênes.
Construite au XIIe siècle, elle voit son mur-clocher doté de deux cloches fondues spécialement en 2004.
Elle est à cet égard un rare exemple d’église possédant des cloches contemporaines.
La façade coté cimetièreLe chevet de l'égliseLe chœur de l'église
Le château du Mirail
Le château du Mirail est une propriété privée et ne peut être visité. Sa tour sud-ouest abrite une chapelle aux façades, toitures et décor remarquables ainsi qu'une cheminée ornée d'un relief sculpté figurant le Reniement de Saint-Pierre. L'ensemble a été classé monument historique par arrêté en 1990.

Classé MH (1990, chapelle, cheminée, décor intérieur).



  
Château du Mirail
La construction d’un château sur le territoire de la paroisse de Brouqueyran est autorisée en 1348 par Edouard III d’Angleterre, pour son féal Jean de la Tour. L’existence de ce château du Mirail est intimement liée à l’histoire du village. Au XVe siècle, un nouveau château est construit sur le même emplacement. En 1651, il est cependant pillé et incendié par les Frondeurs bordelais. Durant la Révolution, le château est à nouveau détruit, pour être reconstruit au XIXe siècle.

Le château abrite une chapelle et une cheminée ornée d'un relief sculpté figurant Le Reniement de Saint-Pierre et est classé au titre des monuments historiques par arrêté du 8 février 1990.

Sous le premier Empire et la Restauration, le château était la propriété du baron d'Empire Jean-François-Laurent-Amédée Marbotin de Conteneuil puis de son fils Jean-Pierre-Henri-Amédée.

Dans une lettre patente du roi Charles X relative à l'érection en majorat du domaine et datée du 28 janvier 1826, la propriété est ainsi décrite :

« … le domaine du Mirail, situé commune de Brouqueyran, canton d'Auros, arrondissement de Bazas, consistant dans le château du Mirail avec ses cours et jardins, garennes, charmilles ; les bois taillis de haute futaie, vignes, prés, en dépendant ; les métairies dites grande et petite Verdure, de Vendôme, de Magister et de la Grange, leurs bâtimens, cour, vignes et bois ; le tout d'un seul tenant, contenant cent quarante-deux arpens métriques ; un moulin sur la rivière de Beuve, ses constructions et prairies ; les métairies dites grande Arnaude, petite Arnaude et Reverend, leurs bâtimens, terres et prairies, contiguës, d'environ quarante-deux hectares ; ce domaine appartenant audit baron Marbotin de Conteneuil fils, et produisant cinq mille cinquante-six francs soixante-quatorze centimes de revenu, ainsi érigé par remplacement de tous les biens susénoncés dépendant de la terre de Conteneuil, lesquels ne composent plus le majorat : auquel majorât continue d'être attaché le titre de Baron. »